Il s’en est fallu de peu, de très peu, hier… mais hélas, le vote positif de notre ville n’aura pas suffi à rattraper le retard pris notamment dans les vallées et à sauver le projet d’avenir qu’était le RER. La solution rejetée, il ne reste que les problèmes, nos réseaux de transports publics étant déjà saturés aux heures de pointes et la demande allant croissante. Que faire ?

Se tourner vers les opposants, qui sortaient à chaque débat de leurs chapeaux des solutions réputées meilleures et moins chères ? Cela semble peine perdue, comme en témoignent leurs refus répétés hier d’assumer le vote qu’ils appelaient de leurs vœux en proposant autre chose.

C’est ainsi aux autorités qu’il reviendra de remettre l’ouvrage sur le métier et de chercher une autre réponse au défi que constitue la mobilité de nos jours. Mais quelles autorités, sachant que c’est la notion même d’agglomération qui a été mise à mal dans les urnes ? La COMUL ayant malheureusement échoué à voir au-delà d’elle-même, le RUN étant orphelin de sa colonne vertébrale, il reste le Réseau des Trois Villes, dont les habitant-e-s ont montré la volonté d’une vision commune de l’avenir. C’est manifestement dans ce cadre, et avec l’Etat, que se trouve le terreau propice à l’éclosion d’idées nouvelles pour réinventer l’agglomération et repenser notre quotidien en améliorant et développant nos infrastructures.

La tâche est imposante, comme les obstacles (du goulet de Vauseyon à la perte des financements fédéraux), mais c’est le devoir des autorités de se relever, pour que l’intérêt général l’emporte sur les égoïsmes et les peurs. Se relever, donc, toujours.